5 causes fréquentes des urgences de toiture à Québec
Une urgence de toiture, ça n’arrive jamais au bon moment!
Les causes sont multiples : une tempête de vent, un redoux qui fait fondre la neige trop rapidement au printemps, une toiture qui vieillit…
Mais le résultat est souvent le même : une infiltration d’eau.
Dans cet article, on vous présente cinq facteurs à l’origine d’urgences de toiture dans la région de Québec et à Lévis, les signes à surveiller et, surtout, quoi faire si ça vous arrive.
Les infiltrations d’eau et les fuites de toiture
Au Québec, les infiltrations d’eau sont l’une des urgences les plus fréquentes et, bien souvent, le résultat d’un problème sous-jacent.
Il suffit qu’une seule composante de la toiture présente des signes de faiblesse pour que l’eau trouve une porte d’entrée, que ce soit un bardeau manquant, une fissure dans la membrane élastomère ou encore un joint endommagé. Le risque est également plus élevé sur les toitures canadiennes avec lucarnes ou chiens-assis en raison des nombreuses jonctions qu’elles comportent.
Et ce qui complique la chose, c’est que l’eau ne ressort pas toujours là où elle s’est infiltrée. Elle peut se frayer un chemin dans l’entretoit et n’être visible que plusieurs mètres plus loin.
Les dommages causés par le vent et les tempêtes
Les grands vents mettent les revêtements de toit à rude épreuve. Le problème est que les dégâts causés par celui-ci peuvent être subtils.
Un bardeau n’a pas besoin d’être complètement arraché pour causer des dommages. Un coin légèrement soulevé ou un bardeau qui s’est déplacé sont assez pour permettre à l’eau de se glisser sous le revêtement. Et une toiture qui a déjà plusieurs années derrière la cravate sera généralement plus vulnérable aux rafales!
Selon nos observations terrain, les toitures dont les bardeaux ont été mal installés, soit en les clouant au mauvais endroit ou en ne les fixant qu’avec quatre clous au lieu de six, sont particulièrement susceptibles de subir des dommages lorsque les vents se lèvent, surtout près du fleuve ou en hauteur, comme à Boischatel par exemple.
À cela s’ajoutent les branches et les débris emportés par le vent, qui peuvent eux aussi compromettre l’intégrité de votre toiture.
L’accumulation de neige et de glace
La neige, c’est beau jusqu’à ce qu’il y en ait un peu trop sur le toit!
Une accumulation importante, particulièrement lorsqu’elle est mouillée ou compactée, exerce une charge importante sur la structure, ce qui augmente les risques d’affaissement. C’est d’autant plus vrai pour les toitures plates ou à faible pente lorsque la neige n’est pas déblayée régulièrement.
Il faut aussi garder un œil sur les barrages de glace. En période de redoux, la neige a tendance à fondre là où le soleil tape, puis à regeler en bordure du toit. La glace bloque alors le chemin de l’eau, qui peut finir par s’infiltrer sous les bardeaux. On observe ce phénomène plus fréquemment lorsque la toiture n’est pas suffisamment isolée ou ventilée.
Les solins, évents et autres points de pénétration défectueux
S’il y a des endroits à surveiller de près pour l’étanchéité d’une toiture, ce sont les jonctions!
Les scellants où les cheminées, les évents, les puits de lumière, etc. peuvent sécher, craquer ou se décoller avec le temps et créer des points sensibles pour l’infiltration d’eau. Les joints de scellant méritent une attention particulière, puisqu’ils sont parmi les premiers éléments à s’assécher et à fissurer, ce qui ouvre la porte à de futures infiltrations si le problème n’est pas corrigé rapidement.
Les toitures qui ont été installées de 2000 à 2013 arrivent à un âge où les premiers signes de dégradation peuvent commencer à apparaître.
Le vieillissement et le manque d’entretien de la toiture
L’usure d’une toiture se fait graduellement, mais, comme on ne monte pas sur le toit chaque semaine, les premiers signes peuvent facilement passer inaperçus.
Des bardeaux qui perdent leurs granules, qui commencent à se retrousser, des fissures ou encore l’apparition de mousse et de lichen sont autant d’indices que la toiture commence à prendre de l’âge.
Sur papier, un revêtement en bardeaux d’asphalte peut durer de 20 à 25 ans. En pratique, avec nos hivers québécois, on peut toutefois s’attendre à une espérance de vie légèrement inférieure, surtout si l’entretien est négligé.
| Cause | Signe visible principal | Saison la plus fréquente | Niveau d’urgence typique |
|---|---|---|---|
| Infiltrations et fuites | Tache d’eau au plafond, humidité dans l’entretoit | Toute l’année, pic au printemps | Élevé |
| Vent et tempêtes | Bardeaux soulevés ou manquants | Automne, hiver | Élevé |
| Neige et glace | Barrage de glace, accumulation en bordure de toit | Hiver | Moyen à élevé |
| Solins et points de pénétration | Rouille ou décollement autour des cheminées et évents | Toute l’année | Moyen |
| Vieillissement et manque d’entretien | Perte de granules, bardeaux recourbés | Toute l’année, plus visible après 15-20 ans | Variable |
Les signes précurseurs à surveiller avant l’urgence
La clé pour prévenir les urgences de toiture, c’est de savoir quoi regarder!
- Perte de granules sur les bardeaux
La présence de granules dans les gouttières ou au sol autour de la maison indique que le matériau de couverture est usé. - Bardeaux recourbés, fissurés ou arrachés
Lorsque le bord des bardeaux se soulève, que des fissures apparaissent ou qu’une feuille se détache complètement, cela signifie que le revêtement commence à se dégrader. - Odeur de moisi ou d’humidité dans l’entretoit
L’odorat est souvent le premier sens à percevoir la présence d’un problème d’humidité ou d’une infiltration d’eau, même avant qu’une tache ne soit visible au plafond. - Accumulation de glace en bordure de toit
L’accumulation inhabituelle de glace peut laisser présager la formation d’un barrage de glace. - Gouttière qui déborde
Un mauvais écoulement peut entraîner une accumulation d’eau et favoriser les infiltrations. - Solin rouillé ou décollé
La rouille ou le décollement d’un solin peut compromettre son étanchéité et ouvrir la voie aux infiltrations d’eau.
Les petits signes sont aussi les plus faciles à ignorer.
Faire vérifier sa toiture de manière préventive par des couvreurs qualifiés, particulièrement avant l’hiver et au printemps, permet de détecter ces problèmes alors qu’ils sont encore mineurs.
Que faire en cas d’urgence de toiture?
- Minimisez les dommages à l’intérieur
Éloignez d’abord les meubles et les objets de la zone touchée. Si vous remarquez une poche d’eau au plafond, placez un contenant en dessous et percez un petit trou pour évacuer l’eau de façon contrôlée.
- Documentez pour les assurances
Prenez des photos des dégâts visibles. Ces images seront utiles si vous devez soumettre une réclamation à vos assurances.
- Appelez un couvreur
N’attendez pas pour contacter un couvreur. Plus vite le problème sera pris en charge, moins il y aura de risques que les dégâts s’aggravent.
Pour votre sécurité, même si vous souhaitez trouver rapidement l’origine du problème, évitez de monter vous-même sur le toit.
Combien coûte une réparation d’urgence
Le coût de la réparation d’urgence dépend de divers facteurs, tels que le matériau de revêtement, le type de toit, les réparations requises, etc.
Après avoir évalué la situation, notre équipe sera en mesure de vous fournir une estimation plus détaillée.
Réclamation d’assurance : ce qu’il faut savoir après un sinistre
En cas de sinistre, communiquez rapidement avec votre assureur et, avant toute réparation, prenez des photos!
Conservez également l’ensemble des reçus et des papiers relatifs aux travaux effectués sur votre toiture. Tous les dégâts ne sont pas nécessairement couverts, d’où l’important de bien documenter.
Chez L2 Toitures, les réclamations d’assurance, on connaît ça! Depuis la tempête du 23 décembre 2022, nous sommes régulièrement appelés à documenter les dommages constatés et les réparations effectuées pour aider nos clients à monter leur dossier de réclamation.
FAQ
Comment savoir si ma toiture a subi des dommages après une tempête?
Après une tempête, une inspection visuelle depuis le sol permet de repérer les signes les plus évidents sans avoir à monter sur le toit.
- Vérifiez l’état du revêtement
Regardez s’il y a des bardeaux manquants ou abîmés. Vérifiez également autour de la maison pour voir si des débris provenant du toit sont tombés pendant la tempête.
- Inspectez les gouttières
Si votre gouttière est détachée, cassée ou remplie de granules d’asphalte, cela peut indiquer que votre toit a été endommagé par la tempête.
- Observez l’intérieur de la maison
Assurez-vous qu’il n’y a pas de traces d’humidité ou de gouttelettes d’eau qui s’écoulent.
- Portez attention aux solins
S’ils semblent déplacés ou endommagés autour d’une composante, cela pourrait créer un point d’entrée pour l’eau.
En cas de doute, n’hésitez pas à faire inspecter votre toit par un expert pour détecter d’éventuels dommages qui seraient difficiles à repérer depuis le sol.
Peut-on réparer une toiture en plein hiver?
Oui, une réparation d’urgence peut être effectuée en hiver.
Cela étant dit, les conditions météorologiques, telles que le froid, la neige et la glace, peuvent influencer les méthodes d’intervention et les tâches réalisables par nos équipes.
Si les conditions ne permettent pas une réparation finale, nos couvreurs peuvent intervenir temporairement pour empêcher les dommages de s’aggraver, en attendant de compléter les travaux au printemps, lorsque les conditions seront plus clémentes.
Une urgence de toiture est-elle toujours couverte par l’assurance habitation ?
Pas nécessairement. La couverture dépend surtout de l’origine du sinistre et des conditions propres à votre assurance habitation.
Les dégâts dits soudains, c’est-à-dire provoqués par des vents violents, de la grêle ou un arbre qui tombe, par exemple, sont généralement couverts.
À l’inverse, ceux résultant de l’usure naturelle, du vieillissement de la toiture ou d’un manque d’entretien ne le sont habituellement pas.
Le plus simple est de vérifier directement auprès de votre assureur.